Combien allez-vous réellement payer en tant qu’auto-entrepreneur ? C’est la question que tout le monde se pose avant de se lancer. La réponse est plutôt rassurante : vous ne payez que si vous encaissez, et tout est calculé en pourcentage de votre chiffre d’affaires. Voici le détail complet des charges et cotisations en 2026.
1. Les cotisations sociales
C’est le principal. Elles couvrent votre protection sociale (maladie, retraite…) et se calculent en appliquant un taux fixe à votre chiffre d’affaires encaissé. Le taux dépend de votre activité :
| Type d’activité | Taux 2026 |
|---|---|
| Vente de marchandises / hébergement (BIC) | 12,3 % |
| Prestations de services commerciales/artisanales (BIC) | 21,2 % |
| Professions libérales (BNC) | 25,6 % |
| Professions libérales réglementées (CIPAV) | 23,2 % |
Taux en vigueur en 2026. Le taux des professions libérales (BNC) a augmenté progressivement ces dernières années. Vérifiez toujours sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
2. La contribution à la formation professionnelle (CFP)
À vos cotisations sociales s’ajoute une petite contribution qui finance votre droit à la formation : de 0,1 % à 0,3 % du chiffre d’affaires selon l’activité (0,1 % pour les commerçants, 0,2 % pour les libéraux, 0,3 % pour les artisans). En échange, vous accédez à des financements de formation.
3. Le versement libératoire de l’impôt (option)
Si vous avez opté pour le versement libératoire (possible sous condition de revenu fiscal), vous payez aussi votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations, à un taux réduit : 1 % (vente), 1,7 % (services BIC) ou 2,2 % (professions libérales). Sinon, votre impôt est calculé séparément via votre déclaration annuelle, après un abattement forfaitaire.
4. La CFE (cotisation foncière des entreprises)
C’est un impôt local, dû généralement à partir de la deuxième année d’activité (vous en êtes exonéré la première année, et si votre CA est très faible). Son montant dépend de votre commune, souvent de quelques dizaines à quelques centaines d’euros par an. Pensez à la provisionner.
Un exemple concret
Prenons un prestataire de services (libéral, BNC) qui encaisse 2 000 € sur le mois. Il paiera environ : 2 000 € × 25,6 % = 512 € de cotisations sociales, plus la CFP (0,2 %, soit 4 €). S’il a opté pour le versement libératoire, il ajoute 2,2 % (44 €). Il lui reste donc environ 1 440 € une fois ces prélèvements passés. Simple à anticiper, non ?
Pour calculer tout ça automatiquement selon votre activité, notre tableur de suivi auto-entrepreneur fait le travail à votre place.
Bon à savoir : l’ACRE la première année
Sous conditions, vous pouvez bénéficier de l’ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise), qui réduit vos cotisations sociales durant votre première période d’activité. Un joli coup de pouce au démarrage : renseignez-vous au moment de la création.
Questions fréquentes
Si je ne gagne rien, est-ce que je paie quand même ?
Non. Les cotisations sont proportionnelles au chiffre d’affaires : pas de CA, pas de cotisations (mais il faut quand même faire sa déclaration à 0).
Les taux vont-ils encore augmenter ?
Ceux des professions libérales ont augmenté progressivement pour améliorer les droits à la retraite. Surveillez les annonces officielles chaque année.
La CFE est-elle vraiment obligatoire ?
Oui, sauf exonérations (1re année, très faible CA). Anticipez-la dès la 2e année.
En résumé
Les charges de l’auto-entrepreneur sont simples et prévisibles : un pourcentage de votre CA pour les cotisations sociales, une petite CFP, éventuellement le versement libératoire pour l’impôt, et la CFE dès la 2e année. En provisionnant systématiquement le bon pourcentage, vous ne serez jamais pris au dépourvu. Pour bien déclarer, lisez notre guide de la déclaration URSSAF.
Article informatif à jour en septembre 2026. Taux et règles susceptibles d’évoluer ; vérifiez sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
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